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L’évolution de la prévention des risques professionnels, depuis l’indépendance, s’est faite progressivement. Ayant hérité de la législation française en la matière, la prévention était prise en charge dans peu de secteurs sinon, absente.

Les différentes initiatives économiques et le déploiement industriel suivis de réformes et restructurations dans les organisations jusqu’à l’avènement des nouvelles technologies ont fait que la prévention soit prise en charge de façon multiforme. Le Ministère du Travail à travers ses structures et ses institutions a assuré une couverture évolutive aussi bien en matière de législation, d’assistance que de communication.

Cependant aujourd’hui, considérant l’orientation de l’Algérie vers une économie de marché une reconfiguration de l’action de prévention a été initiée par le Ministère du Travail afin de permettre aux entreprises, qui ont pris ou doivent prendre en considération de nouveaux paramètres, de disposer du référentiel nécessaire à leur adaptation.

Nous pouvons dire ainsi que face à de nouveaux problèmes, nous apportons de nouvelles réponses par une interaction dynamique entre les différents opérateurs et acteurs de la prévention.

Cette interaction se traduit par une articulation assez flexible des mécanismes de la prévention, permettant : un suivi de proximité de la réglementation, l’adaptation des normes liées à la sécurité et la santé au travail et leur intégration systématique aux schémas organisationnels des organismes et des entreprises.

Les enjeux de la prévention des risques professionnels tendent à :

  • Protéger la santé et la sécurité des travailleurs.
  • Créer un emploi de qualité
  • Adapter au mieux l’homme au travail
  • Répondre aux obligations de la prévention
  • Favoriser le dialogue social dans le cadre de la PRP.
  • Contribuer à la performance de l’entreprise par l’existence d’une ressource humaine protégée.

L’Algérie a mis en place tout un dispositif de prévention basé sur un ensemble de moyens :

  • Législatifs et réglementaires
  • Techniques : services d’hygiène et sécurité, services de médecine du travail, institut de prévention des risques professionnels……
  • Des niveaux de concertation : commission d’hygiène et de sécurité, conseil national à l’hygiène, la  sécurité  et la médecine du travail comité de participation
  • De contrôle : inspection du travail
  • Des instruments (règlements intérieurs des organismes employeurs.
Aussi le gouvernement s’est attelé, en application d’une politique de prévention des risques professionnels clairement affichée et de concert avec les partenaires sociaux, à entreprendre une série d’actions de nature à favoriser la mise en œuvre de cette politique.

C’est dans ce contexte qu’ont été retenus les grands axes suivants :

1 - Consolidation et adaptation du système de SST par :
  • La réactivation du conseil national d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail
  • La création de l’Institut national de prévention des risques professionnels et le lancement de ses activités
    • La dotation de l’OPREBATPH d’un nouveau statut lui permettant un meilleur déploiement de ses actions
    • Renforcement des capacités de contrôle (inspection du travail, contrôleurs de la sécurité sociale.)
    • Amélioration continue des activités de médecine du travail
    • La mise en place de structures et organes de concertation au niveau des entreprise : services d’hygiènes et de sécurité du travail, commissions paritaires d’hygiènes et de sécurité.

    2- Renforcement du cadre juridique : de nombreux textes ont été promulgués durant les cinq dernières années.

    3- Mise en place de mécanismes de dialogue : mesures concertées lors de rencontres gouvernement partenaires sociaux (bipartites, tripartites) ainsi qu’au sein du Conseil national d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.